Le far breton, ce dessert traditionnel breton si apprécié, évoque immédiatement les dimanches en famille et les pauses gourmandes autour d’un café fumant. Sa texture fondante, légèrement tremblotante au centre, et sa croûte dorée captivent les gourmets en quête d’authenticité. Entre recettes héritées et astuces bien gardées, découvrir les secrets d’un far breton réussi, c’est plonger dans un univers où le beurre demi-sel, le lait entier et la cuisson en deux temps se conjuguent pour offrir un moment de plaisir simple et généreux. À vos fourneaux, laissez-vous embarquer dans cette aventure culinaire où chaque détail compte pour faire éclore toute la magie de cette pâtisserie bretonne.
L’article en bref
Apprenez à maîtriser la recette du far breton, un dessert français aux pruneaux chargé d’histoire et de saveurs authentiques.
- Ingrédients essentiels : Lait entier et beurre demi-sel pour un goût inégalé
- Technique de cuisson : Cuisson en deux temps clé pour une texture parfaite
- Variantes savoureuses : Pommes caramélisées ou chocolat pour personnaliser le dessert
- Conseils pratiques : Conservation, congélation et accords gourmands
Une recette fidèle à la tradition qui invite à savourer chaque bouchée comme un véritable petit bonheur.
Les ingrédients indispensables à une recette de far breton réussie
Dans la cuisine bretonne, le secret d’un far breton réussi commence par une sélection rigoureuse des ingrédients. Chaque élément joue un rôle crucial dans la texture et le goût final. Le beurre demi-sel, généreusement employé, apporte une rondeur salée qui fait toute la différence. Le lait entier, non négociable, garantit une onctuosité incomparable ; opter pour un demi-écrémé reviendrait à perdre la tenue et la richesse de la pâte fluide comme une pâte à crêpe. La farine de froment tamisée, le sucre, les œufs frais, une pincée de sel fin, et la vanille – classique ou sous forme de sucre vanillé – complètent avec délicatesse cette base simple mais essentielle.
- Lait entier : 1 litre pour 6 personnes (adaptable selon le nombre de convives)
- Farine de froment : 250 g
- Œufs : 4
- Sucre : 150 g
- Beurre demi-sel : 100 g
- Pincée de sel et sucre vanillé : pour révéler les saveurs
- Pruneaux dénoyautés : 250 à 400 g, bien égouttés pour éviter tout excès d’humidité
Choisir son moule pour un fournil à la hauteur
Le choix du moule influe directement sur la cuisson et la texture finale. Un plat en céramique ovale d’environ 35 cm ou un moule rectangulaire de 20 x 30 cm est idéal pour contenir environ un litre de préparation et obtenir une épaisseur d’environ 3 à 4 cm. La chaleur douce de la céramique est un allié précieux pour éviter que les bords ne brûlent tandis que le centre prend lentement sa consistance fondante. Adapter la taille du moule, c’est s’assurer une cuisson homogène et un far bien équilibré, prêt à séduire vos papilles.
- Plat en céramique ovale 35 cm : chaleur douce, cuisson équilibrée
- Moule rectangulaire 20 x 30 cm : pratique et traditionnel
- Épaisseur optimale : 3 à 4 cm pour une texture réussie
La cuisson en deux temps : le secret pour un Far breton aux pruneaux parfait
La cuisson est l’étape maîtresse qui fait toute la magie de ce dessert breton. Commencer par préchauffer le four à 200 °C en chaleur statique et y tiédir le plat quelques minutes permet de saisir immédiatement la pâte. Une cuisson initiale de 5 à 10 minutes fixe la base et évite que les pruneaux ne coulent ou ne se regroupent au fond. Ensuite, après avoir réparti les pruneaux bien égouttés (ou farinés pour les suspendre), poursuivre la cuisson pendant 15 à 20 minutes à 200 °C puis baisser à 180 °C pour 30 à 35 minutes supplémentaires est la clé d’une texture fondante, avec un centre légèrement tremblant et des bords dorés à souhait.
- Phase 1 : 5-10 minutes à 200 °C, le far prend forme
- Phase 2 : 15-20 minutes à 200 °C, cuisson avec pruneaux
- Phase 3 : 30-35 minutes à 180 °C, cuisson douce pour la tendreté
| Étape | Température | Durée | Effet sur le far breton |
|---|---|---|---|
| Prise initiale | 200 °C | 5-10 minutes | Fixation de la base, prévention du dépôt des pruneaux |
| Cuisson avec pruneaux | 200 °C | 15-20 minutes | Surface dore, pruneaux bien répartis |
| Cuisson finale douce | 180 °C | 30-35 minutes | Texture fondante, cœur tremblotant |
Le détail qui fait toute la différence : les pruneaux d’Agen et leur préparation
Bien que non originaires de Bretagne, les pruneaux font partie intégrante du dessert traditionnel et racontent une histoire de troc entre pêcheurs bretons et producteurs du Sud-Ouest. Le secret est de les faire tremper une trentaine à soixante minutes dans un liquide chaud – eau, thé noir corsé ou un soupçon de rhum – pour les réhydrater et leur donner un moelleux incomparable. Après soigneusement égouttés, ils s’invitent sur la pâte juste après la première cuisson, parfois légèrement farinés pour flotter et ne pas s’enfoncer dans le fond du plat. Ce geste, inspiré d’un boulanger de Penmarc’h, garantit un réparti harmonieux et une dégustation gourmande, où chaque bouchée allie le moelleux du far à la douceur acidulée des fruits.
Déclinaisons gourmandes : varier les recettes sans dénaturer l’âme du far breton
Cette recette far breton peut se décliner pour satisfaire toutes les envies, sans jamais trahir la tradition. Voici quelques idées pour rehausser votre dessert breton :
- Pommes caramélisées : dés de pommes cuits au beurre avec sucre et éventuellement cannelle, intégrés en même temps que les pruneaux
- Chocolat : pépites ou poudre de cacao incorporés dans la pâte pour un zeste de gourmandise
- Variante nature : sans pruneaux, juste la vanille et la pincée de sel, pour retrouver le far originel des dimanches chez mamie
Une recette accessible et adaptable à tous
Que vous soyez un cuisinier aguerri ou un amoureux des pâtisseries bretonnes en quête d’authenticité, cette recette facile s’adapte avec peu d’ingrédients. Il suffit parfois d’un simple tour de main, d’une attention à la cuisson et d’un soupçon de patience pour inviter la douceur dans votre quotidien. Et entre nous, n’hésitez pas à explorer quelques légumes d’été pour accompagner votre pause gourmande, vous trouverez des idées inspirantes dans nos conseils pour légumes d’été et recettes.
Quiz : Le Far Breton, ce dessert traditionnel breton
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Conservation, congélation et service pour un far breton toujours parfait
Bien préparer son far breton, c’est aussi savoir le conserver et le servir pour en profiter pleinement. À température ambiante, il se déguste idéalement dans les 12 heures, préservé de la lumière et de la chaleur. Au réfrigérateur, il peut patienter 48 à 72 heures dans une boîte hermétique avec un film plastique au contact pour éviter qu’il ne sèche. La congélation est possible jusqu’à 3 mois, mais en parts individuelles, bien emballées dans du film et placées dans un sac congélation. La décongélation doit être lente au frigo pour sauvegarder la texture.
- À température ambiante : consommation dans la journée, mieux frais mais pas trop froid
- Au réfrigérateur : 2 à 3 jours sans dessécher grâce à une bonne protection
- Congélation : parts individuelles, conservation 2 à 3 mois
- Réchauffage : four à 150-160 °C pendant 10-12 minutes pour retrouver le moelleux
Suggestions d’accompagnement pour sublimer votre dessert
Un dessert comme le far breton se savoure seul ou bien accompagné. Pour une expérience sensorielle complète, accompagnez-le d’une bolée de cidre brut de Cornouaille AOP, dont la fraîcheur et l’effervescence réveilleront le palais. Pour ceux qui préfèrent sans alcool, un cidre artisanal sans alcool ou un jus de pomme fermier légèrement acidulé créent un équilibre parfait entre douceur et acidité. Des coulis de fruits rouges ou une boule de glace vanille peuvent également offrir une touche de gourmandise supplémentaire.
- Avec alcool : cidre brut de Cornouaille bien frais (6-8 °C)
- Sans alcool : jus de pomme fermier ou cidre sans alcool
- Gourmandises : coulis de fruits rouges, glace vanille, crème fouettée
Tableau des mesures pour adapter votre far breton selon le nombre de convives
| Personnes | Lait (ml) | Farine (g) | Œufs | Sucre (g) | Beurre demi-sel (g) | Pruneaux (g) | Vanille (sachets) |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 4 | 600 | 150 | 3 | 90-110 | 60 | 150-200 | 1 |
| 6 | 1000 | 250 | 4 | 150 | 100 | 250-400 | 1 |
| 8 | 1250 | 300 | 5 | 180 | 120 | 350-450 | 1-2 |
| 15-20 | 2000 | 500 | 8 | 300 | 180 | 700-800 | 2 |
Peut-on préparer le far breton à l’avance ?
Oui, il est même recommandé de le préparer la veille. Il se conserve très bien au réfrigérateur et gagne en goût le lendemain.
Le far doit-il toujours comporter des pruneaux ?
Non, la version nature est la plus ancienne et très appréciée. Les pruneaux sont une variante introduite plus tard.
Comment éviter que le far breton soit trop sec ?
La cuisson en deux temps, avec une dernière étape à température plus basse, évite l’assèchement et conserve une texture fondante.
Peut-on congeler le far breton ?
Oui, idéalement en parts individuelles, puis décongélation lente au réfrigérateur et réchauffage doux au four.
Quelle est la différence entre le far breton et le flan pâtissier ?
Le far breton est réalisé avec une pâte fluide sans pâte brisée, à base de farine, lait entier et beurre demi-sel. Le flan pâtissier utilise une crème pâtissière avec de la Maïzena dans une pâte.




